Comprendre le retrait-gonflement des argiles en Lorraine
Face aux enjeux majeurs que représentent la stabilité et la durabilité des constructions, la compréhension approfondie du sous-sol devient une priorité absolue, surtout dans des régions à forte composition argileuse comme la Lorraine. Avec 80% de son sol composé d’argile, cette région subit de plein fouet les variations structurelles entraînées par les aléas climatiques, accentuant ainsi les risques pour les bâtiments, qu’ils soient neufs ou anciens. Depuis le 1er janvier de cette année, face au phénomène géologique de retrait-gonflement des argiles, l’État a légiféré pour rendre obligatoire une étude de sol préalable à toute construction neuve dans les zones exposées.
Prévenir plutôt que guérir : L’importance cruciale des études de sol dans la construction
C’est sans doute le prix à payer pour s’assurer qu’une construction ne viendra pas à se fissurer de toutes parts au bout de quelques années. Car ces études obligatoires induisent de nouvelles normes pour les batiments à sortir de terre. Comme pour les fondations, par exemple, qui devraient passer de 0,80m de profondeur moyenne actuellement à 1,20m voire 1,50m. Le géotechnicien peut même être misionné pour suivre un chantier et vérifier la bonne application de ses recommandations. Au besoin, il peut faire stopper les travaux.
Dans les constructions plus anciennes où le phénomène argileux se caratérise notamment par des fissures plus ou moins importantes, l’expertise d’un géotechnicien peut s’avérer nécéssaire. Dans certains cas, l’abattage d’un arbre trop proche d’une habitation et son dessouchage suffit à juguler les dégâts, voire à les annihiler. Mais parfois, c’est bien plus grave et les travaux de reprise peuvent se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers d’Euro.
Quid des assurances? Seuls les avis de leurs experts mandatés feront loi. Pour espérer une prise en charge ou une indemnisation, encore faudra t-il que votre communauté de résidence ait pris, précédemment, une mesure de classement en catastrophe naturelle. Et ce n’est pas gagné pour autant. Une lecture attentive de votre contrat s’impose.
L’étude de sols est donc un nouvel outil d’aide à la décision. Si son but premier est de rassurer l’acheteur d’un terrain sur la faisabilité ou non de son projet, il renseigne également tout propriétaire d’une parcelle sur la nature de ses sols. Parce qu’en matière d’habitat, il est important de savoir ou l’on met les pieds.
Sécuriser les fondations : la réponse législative au retrait-gonflement des argiles
4 millions de maisons potentiellement concernés, 20% des arrêtés de catastrophe naturelles pris sur l’ensemble du territoire et 38% de tous les coûts d’indemnisation de sinistres par les assurances… Le phénomène géologique de retrait-gonflement des argiles c’est du sérieux. L’Etat a donc légiféré : depuis le 1er janvier 2020, une étude de sols est obligatoire, préalablement à toute construction neuve dans les zones exposées à ce phénomène. Cette mission, confiée à des géotechniciens, est facturée, selon le niveau de la prestation, entre 1300 et 2000€.
Si, En France métropolitaine, le retrait-gonflement des argiles concerne 20% des sols, la Lorraine est plus particulièrement impactée avec 80% de sols argileux. Les secheresses consécutives et leurs effets sur les constructions sont parfois désastreux. En décidant d’imposer une étude de sols, l’Etat a voulu à la fois reduire le nombre de sinistres et préserver les intérêts futurs des candidats à la construction.
Dans le même temps, le législateur a requalifié tous les territoirs concernés par le retrait-gonflement des argiles, les faisant passer à l’échelon supérieur sur une échelle qui en compte trois (Faible, moyenet fort). Ainsi, un territoire auparavant classé « risque faible » passe « risque fort » et celui en « risque moyen » se voit promu en « fort ». Un principe de précaution car seuls les territoires à risques « moyen » et « fort » sont concernés par les études de sols obligatoires.
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